Le Club des punks contre l’apocalypse zombie – Karim Berrouka

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Paris n’est plus que ruines.
Et le prix de la cervelle fraîche s’envole.
Heureusement, il reste des punks.
Et des bières.
Et des acides.
Et un groupe électrogène pour jouer du Discharge.
Le Club des punks va pouvoir survivre à l’Apocalypse.
Enfin, si en plus des zombies, les gros cons n’étaient pas aussi de sortie…
Il est grand temps que l’anarchie remette de l’ordre dans le chaos !

L’apocalypse zombie en plein Paris, une bande de keupons à l’ancienne, beaucoup de drogue et d’alcool ? Pas de doutes, les Éditions ActuSF et Karim Berrouka nous font découvrir un OVNI anar emprunt de cervelle et de nostalgie !

Dès les premières pages, Le Club des punks contre l’apocalypse zombie vous plonge dans un univers empli de références à la culture zombards tout en faisant la connaissance d’une brochette de personnages pas comme les autres : leur activité principale consiste à gober des cachetons comme des bonbons en écoutant du punk anar et en regardant le temps passer. On a vu moins originaux comme protagonistes.

Cependant, une fois l’effet fun des prémices passé, la question de savoir si le livre ne tient que sur son postulat de base se pose. Est-il plus qu’un hommage aux punks à l’ancienne et aux vieux nanars de zombies ? La trame narrative sera-t-elle intéressante ? L’histoire prenante ? Les personnages attachants ? Malgré des moments de doutes durant la première partie, quelques impertinences bien placées et totalement barges m’ont poussée à poursuivre. Je m’en félicite : je me suis retrouvée incapable de lâcher le livre.

Loin de se répéter, l’auteur part de plus en plus loin dans le délire. Sans spoiler, si un modèle se met en place à un moment du récit et si nous, lecteurs, pouvons anticiper certains rebondissements, Karim Berrouka parvient à nous surprendre et à devancer nos attentes en matière de n’importe nawak. Cela m’a valu quelques bonnes crises de fou rire. De plus, par petites touches, il caractérise ses personnages, les rend sympathiques et crée les codes de son univers de zombies, un univers psyché, délirant et ravagé (du cerveau).

En résumé :

  • Un livre durant la lecture duquel on passe un bon moment pour peu que l’on partage les valeurs de l’auteur – ou que l’on sache faire preuve d’énormément beaucoup +++ d’auto-dérision, une pensée émue pour les nombreux lecteurs de Karim Berrouka membres d’une certaine organisation patronale ou exerçant un certain métier – et que l’on soit capable d’apprécier le côté destroy de la force.
  • Un livre où la matière grise ne sert pas uniquement de guirlande de Noël, mais sert aussi à connecter deux-trois neurones ensemble.
  • Un livre à offrir à vos amis marcheurs afin de vous en défaire s’ils vous mangent un peu trop le cerveau.

Je vous laisse avec les premières pages…

Le Club des punks contre l’apocalypse zombie, Karim Berrouka, Éditions ActuSF, 413 p., 18 €, ISBN : 978-2-36629-816-1
Couverture illustrée par Diego Tripodi

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